10 jours en van dans le Puy-de-Dôme

L’Auvergne est une région riche en découvertes et se caractérise par une activité volcanique passée très forte. Nous avons choisi de nous concentrer sur le département du Puy-de-Dôme pour en découvrir tous ses trésors.

Partir en van

Le choix du van s’est imposé comme une évidence lorsqu’il a fallu déterminer le mode de déplacement et le style de voyage pour ce territoire. Les routes sont magnifiques et adaptées à la conduite en van. De nombreux spot dodo plus ou moins évidents sont possibles, ce qui rend le voyage plus facile avec ce type de véhicule.

Nous avons pu louer à un particulier pour éviter les frais supplémentaires mais sinon l’application Yescapa est une bonne solution pour mettre en relation les particuliers entre eux. Je l’avais notamment utiliser pendant mon voyage à La Réunion.

Pour les spots dodo, on utilise l’application Park4Night ou plus simplement les endroits qui nous semblaient appropriés au bord des routes.

Jour 1 – La route jusqu’en Auvergne


Premier jour d’un périple de 10 jours qui nous emmènera dans les monts d’Auvergne, en van. Un nouveau moyen de découvrir un territoire à son rythme en étant autonome. Nous avons hâte de pouvoir dormir en nature dans notre maison sur roues.

Nous nous familiarisons avec le van et chargeons les compartiments avant de prendre la route en direction de Bourgoin-Jallieu (depuis Grenoble). Nous faisons un premier stop dans cette ville pour couper la route jusqu’au Puy-de-Dôme. Nous trouvons un quartier résidentiel où garer le van pour la nuit. Nous n’avons pas froid avec la grosse couette que nous avons emmenée et fermons les yeux sur cette première journée de route.


Jour 2 – Le Puy-de-Dôme


Nous nous réveillons doucement et prenons notre petit déjeuner dans le van. Dehors, le soleil brille, cela promet d’être une belle journée. On prend notre temps pour tout ranger avant de reprendre la route en direction de Clermont-Ferrand. Depuis Bourgoin, nous avons 02h30 de route. Après une pause nécessaire sur une aire, je me remets à écrire ces lignes pour documenter nos vacances.

À mesure que nous nous rapprochons du centre de la France, je suis contente de découvrir cette région inconnue et sauvage.
Nous faisons une pause pique-nique au bord d’un plan d’eau, c’est l’occasion pour nous de sortir les chaises et tables pliantes achetées avant le départ. Il nous reste 1 h de route pour arriver au col de Ceyssat, le pied du Puy-de-Dôme.


Il y a beaucoup de monde, mais nous réussissons à trouver une place au départ de la randonnée. 2,5 km et 386m de D + plus tard, nous sommes au sommet du Puy-de-Dôme qui culmine à 1465m. Le Puy-de-Dôme est le résultat d’une explosion d’une chambre magmatique sous le petit Puy de Dôme qui était trop en pression et a dû sortir à côté.
Nous avons une vue à 360° sur le Puy Pariou, le Puy de Sancy au loin, Clermont-Ferrand et les plaines.


Nous reprenons le van pour trouver un spot pour la nuit autour des puys. Les petites routes boisées à la Golden Hour sont très jolies et en levant la tête, on aperçoit une nuée de montgolfières. On trouve un parking au bord de la route et un peu caché par la végétation. La plupart de ces parkings sont équipés de WC à pédales, très pratique si vous n’avez pas toutes les commodités dans le van. On mange dans notre petit cocon et on s’y sent bien. On a relevé la capote de toit pour pouvoir être debout dedans.


Jour 3 – Le Puy Pariou & le lac de Servières


Nous nous réveillons après une nuit réparatrice sur notre parking, dans la nature. Petit déjeuner, rangement du van, puis nous partons du côté du Puy Pariou sous un soleil radieux. La randonnée nous emmène jusque sur les crêtes du cratère avec une vue sur le Puy-de-Dôme.

Les escaliers en bois descendant du cratère nous offrent une vue splendide avec la bruyère de chaque côté.

Pique-nique à l’ombre, puis on continue du côté des grottes de Cliersou en haut du Puy du même nom. Ce sont des curiosités géologiques qui retiennent bien le frais en cette chaude journée. Nous retournons au parking des Goules, pour terminer la boucle de 8 km et 380m de D+. Une belle randonnée entre portions de forêt et vues panoramiques sur les puys du haut des cratères.


On continue notre route vers le Sud pour faire un stop essence et remplir les gourdes d’eau avant d’aller voir la cascade de Saliens, superbe endroit avec des colonnes basaltiques. C’est un peu sportif pour y accéder mais la fraîcheur en vaut la peine.


On reprend la route vers le lac de Servières, un peu plus au sud. C’est un maar de 15 hectares, qui est donc un lac formé dans un ancien cratère. Nous en faisons le tour de 2 km en 40 minutes et traversons des tourbières, des prairies et forêts de pins.
La qualité de l’eau est exceptionnelle et abrite de nombreuses espèces florales fragiles. La baignade est donc interdite. L’endroit est paisible, il y a même des petits chalets de pêche et je m’imagine déjà y passer mes week-ends.


On cherche ensuite un spot pour la nuit, mais on reste finalement sur le parking du lac, arboré et possédant un WC. Il y a aussi un gîte – café du lac, avec possibilité de manger le soir, où nous prendrons simplement une bière avec vue sur la vallée verdoyante.


Le temps change, le ciel se charge de nuages et le vent se lève. Nous retournons au van faire un brin de toilette avec la tente de douche cette fois-ci, très utile pour se protéger du vent et des regards. Demain, la pluie est prévue, alors nous improviserons.


Jour 4 – Cascades & hébergement insolite


J’ouvre les yeux au son des gouttes de pluie qui tapotent le toit du van. La météo ne s’est pas trompée, nous sommes dans un épais brouillard.
Nous prenons la route pour La Bourboule pour faire quelques courses et renflouer les stocks. Il pleut toujours en ressortant du supermarché. Alors nous décidons d’aller au restaurant dans la ville de Mont-Dore. On entre dans un steak House où la viande grille au feu de bois. On prend tous les deux de bons morceaux et on goûte notre première truffade, spécialité de la région à base de pommes de terre et de tomme du Cantal.

La pluie se calme un peu, alors nous décidons d’aller voir les cascades du Queureuilh et du Rossignolet dans la forêt juste au-dessus. La promenade est très facile et forme une boucle sans trop de dénivelé. Ces deux cascades sont très jolies dans l’ambiance mystique et verdoyante du jour. On retourne au van un peu mouillés puis nous prenons la route en direction d’un logement un peu particulier. Ce soir nous délaissons le van pour un peu plus de confort.


Nous passons proche du lac de Guéry où nous devions randonner initialement, le brouillard s’est levé par endroits et on se croirait vraiment en Écosse avec les prés de vaches, les sapins et la brume.

Nous arrivons devant le logement atypique de ce soir dans le petit village de Vernines. C’est une maison sur pied tournante. Elle s’appelle le « Mousseron Orientable » et ressemble à une soucoupe volante posée au milieu d’un champ.

Elle pèse 17 tonnes et peut tourner à la force des bras en poussant un levier grâce à l’inertie. J’avoue que je n’ai jamais rien vu de pareil.

Nous montons par l’escalier en colimaçon et découvrons un espace circulaire tout en bois et décoré avec style. Tout le confort est présent et nous pouvons enfin prendre une douche chaude. Nous nous installons et refermons la trappe ronde par un système de poulies. L’architecture particulière de cette cabane en bois est pensée pour qu’elle puisse être orientée dans l’axe du Puy-de-Dôme ! Les hôtes ont conçu cette maison eux-mêmes ainsi que d’autres cabanes sur leur terrain.


J’adore découvrir des logements comme celui-ci et on commence à avoir une belle liste à notre actif. Demain, nous reprendrons le van, après le petit déjeuner composé par le propriétaire, en direction du fameux Puy de Sancy. Mais pour l’heure, nous profitons pleinement de cette pause en hauteur, le parfait mix entre un moulin néerlandais et un phare surplombant les prés auvergnats…


Jour 5 – Le Puy de Sancy


Ce matin, nous nous réveillons dans notre champignon géant mais nous avons le plaisir de découvrir la vue sur la chaîne des puys. Nous avons passé une nuit confortable et profitons du soleil revenu avec un panier petit-déjeuner sur la terrasse en bas. Nous passons nos derniers instants de ce logement atypique et discutons avec le propriétaire, un ancien dessinateur mécanique qui a tout construit de ses mains. (Adresse sur demande)
Nous prenons la route direction le Puy de Sancy avec un arrêt au point de vue sur la roche Tuillière et Sanadoire, qui est dégagé aujourd’hui.


Nous nous garons à la station du Mont-Dore pour débuter notre randonnée. On fait les sandwichs et nous partons pour une boucle de 8,5 km et 580m de D+ en commençant par le Val de Courre. Nous marchons dans la réserve naturelle de Chastreix-Sancy et tout de suite nous sommes témoins de la quiétude qui y règne. C’est le paradis des animaux : vaches en semi-liberté, marmotte, faucon et chamois cohabitent pour le plus grand plaisir de nos yeux.


La réserve est un milieu fragile avec une diversité d’espèces exceptionnelle. Il est important de respecter les interdictions en vigueur sur les panneaux de randonnée : la cueillette, le bivouac, les chiens en sont quelques exemples.
Nous prenons notre temps pour photographier les chamois sur les crêtes, discuter avec les autres randonneurs et pique-niquer.

En approchant du haut des crêtes, des rochers se déchiquètent et de l’autre côté, la vallée de la Fontaine Salée se révèle. C’est verdoyant avec un cours d’eau au milieu d’un grand pâturage. Des touches de couleur se distinguent et j’aime beaucoup ce panorama. Il s’avère que l’ère glaciaire ayant recouvert les éruptions volcaniques, a permis aux sols de rester humides et de se transformer en tourbière. Nous continuons sur la crête escarpée pour accéder au sommet du Puy de Sancy à 1890 m.


On retrouve également une grande diversité de roches, dykes basaltiques et coulée de cendres dû à l’activité volcanique passée.
Les nuages nous engloutissent peu de temps avant notre arrivée, nous empêchant de voir la vue. Nous redescendons dans la même brume jusqu’au van et croisons sur notre chemin la cascade de la Dore, celle de la Dogne et le ruisseau de la Dordogne.


On entreprend ensuite de trouver un spot pour la nuit proche de la vallée de Chaudefour où nous irons demain. La route est magnifique avec les pâturages verdoyants et le relief des montagnes. Nous trouvons une place proche d’une chèvrerie, sur un parking avec la forêt tout autour. Les petites chèvres rentrent du pré et on entend leurs cloches sonner dans l’air du soir.


Jour 6 – La Vallée de Chaudefour & le lac Pavin


Nous nous réveillons sous un soleil radieux. On ouvre l’arrière du van pour prendre notre petit déjeuner au soleil. Les petites chèvres ressortent pour aller au pré. On entreprend de remplir le réservoir d’eau avec notre bonbonne de 5L au robinet à côté. Quelques allers-retours seront nécessaires pour venir à bout de cette tâche.

Nous prenons ensuite la route pour la randonnée du jour dans la vallée de Chaudefour. 6,5 km et 300 M de D+. Nous avons choisi de randonner dans la vallée et non sur les crêtes pour voir de belles cascades. Le cadre est enchanteur et des blocs rocheux se dessinent, vestiges des éruptions volcaniques et de l’érosion des sols. La Dent de Rancune, par exemple.

La première cascade de Pérouse est assez intimiste et la deuxième cascade de la Biche a moins de débit mais est plus impressionnante en raison des roches basaltiques noires en forme d’orgue et de la couleur orange de certaines parois.


Après cette belle randonnée, nous allons pique-niquer au bord du lac de Chambon un peu plus loin sur la route. Après une petite sieste sur la plage nous reprenons notre route en direction du lac Pavin. Nous faisons un arrêt en chemin au village de Murol et son Château féodal qui le surplombe.


Arrivés au lac, les nuages et le vent arrivent, mais cela ne nous empêche pas d’en faire le tour (2,7 km sans dénivelé). Ce lac parfaitement rond est ponctué de petites curiosités et son eau est bleue turquoise. Après ce petit tour depuis lequel nous avons vu la station de Super-Besse, nous repartons pour trouver un spot pour la nuit.

On s’arrête finalement sur le parking du lac de la Bourdouze depuis lequel on a une vue à 360° sur les pâturages et même le Puy-de-Dôme au loin. C’est un endroit battu par les vents et le temps se gâte. La nuit promet d’être mouvementée, mais un arc-en-ciel nous rappelle qu’après la pluie viendra le beau temps ?


Jour 7 – Village de Besse & curiosité géologique


Nous avons dû changer de spot pendant la nuit à cause du vent trop violent, on a atterri devant le cimetière d’un petit village en contrebas. On se réveille doucement. Aujourd’hui est un jour de pluie. Le programme n’est pas précis mais nous commençons par aller faire quelques courses au village de Besse.

On visite ensuite le centre-ville médiéval entre les averses. Petites échoppes, fontaines, produits régionaux et restaurants ponctuent notre balade dans les rues pavées. À midi, nous poussons la porte d’un restaurant de spécialités régionales, La Souillarde. L’ambiance est à la bonne franquette et le décor rustique, nous prenons deux fondues de Saint-Nectaire qui nous remplirons pour le reste de la journée.


Après cette pause au chaud, nous reprenons la route en direction d’une curiosité géologique : une cheminée de fée, non loin des sites troglodytes de Jonas. Cette cheminée est la seule dans son genre. C’est en fait un morceau de roche volcanique posé sur un tronc en terre argileuse orangée. Avec le temps, l’érosion a fait son œuvre autour de la cheminée, mais pas sous la pierre qui a ainsi protégé le tronc en tassant la terre.


Nous passons ensuite par une ferme de chèvre pour acheter quelques crottins, et nous avons pu voir le troupeau dans l’étable qui s’abritaient de la pluie (la chèvrerie du Pré Redon).


Nous avions repéré un camping non loin pour y passer la nuit ce soir et prendre une douche chaude (camping l’Ombrage). Le gérant nous renseigne sur les activités alentours et cela nous conforte sur ce que nous avions prévu. Nous posons le van sur un emplacement. Un peu de confort fait du bien. Nous allons pouvoir faire plus de vaisselle ce soir aussi et économiser un peu l’eau du van.
La soirée promet d’être calme, d’autant que demain, nous nous levons plus tôt pour réaliser une activité…


Jour 8 – Balade à cheval & fontaines pétrifiantes de St-Nectaire


Nous nous réveillons dans le camping avec une seule idée en tête : l’activité de ce matin. Nous avons rendez-vous à 09h00 à 10 minutes d’ici.
Nous petit déjeunons rapidement avant de prendre la route. Quelques minutes plus tard, nous arrivons devant les écuries des Galopins du Sancy. Nous allons passer la matinée à la rencontre des chevaux et faire une balade en forêt. Nous allons d’abord à l’écurie pour brosser et atteler nos chevaux respectifs. Puis on va au manège pour les règles de base et la tenue des rênes, c’est très intéressant pour moi qui n’y connaît rien.

On se balade ensuite dans la forêt voisine, puis face à la chaîne du Sancy. Le temps est au rendez-vous et c’est très sympa d’être à cheval face à ce paysage. On retourne ensuite au box pour s’occuper des chevaux après la balade. On a passé un super moment et on a aussi appris que les vaches produisent le fromage Cantal en hiver, à l’étable, et le Salers sur le temps de l’estive.


Nous entreprenons ensuite de trouver un spot pour pique-niquer et montons au Belvédère du Puy de Bessoles avec une vue panoramique sur le lac Chambon, le Château de Murol et les contreforts de la vallée de Chaudefour.
Il y a une œuvre d’art tressée autour d’un arbre qui fait partie des installations d’Art Nature Horizon, qui a lieu tous les ans. Nous restons un instant au soleil avant de reprendre notre chemin en direction de Saint-Nectaire.


Cet après-midi, nous visitons les fontaines pétrifiantes où comment la nature est détournée au service de l’art. Grâce à l’activité géologique de la région, de nombreuses sources chaudes apparaissent autour de Saint-Nectaire. Au XIXe siècle, Jean Serre creuse des tunnels pour détourner l’eau riche en calcaire et fabriquer des œuvres d’art grâce à des moulages. Les échelles sont construites pour entreposer les œuvres et que celles-ci soient lentement recouvertes de calcaire.

Le fait de les disposer en échelle permet à l’eau de se décharger du CO2 et que l’action du calcaire soit plus rapide. Il existe aussi la cristallisation, qui donne un aspect brillant aux objets. Nous sommes fascinés par ce procédé ingénieux qui peut mettre plusieurs mois avant qu’une œuvre ne voit le jour. C’est un savoir-faire unique et on en a même rapporté un petit bout chez nous avec un joli vase.


On se balade ensuite dans St-Nectaire et faisons une pause gourmande aux Epicurieuz, un petit bar épicerie très mignon. Deux gaufres plus tard, nous reprenons la route pour trouver un spot dodo.

Non loin de là, nous trouvons un champ d’herbe presque plat avec un chemin pour un point de vue. Celui-ci nous offre une vue sur le château de Murol et les montagnes. Le soleil baisse et nous regardons le jour s’en aller depuis le van.


Jour 9 – Visites de villages


Réveil doux dans notre champ ce matin. Nous n’avons pas beaucoup de route à faire pour aller à notre premier point d’intérêt. Les mystères de Farges, dans le village du même nom, sont des grottes Troglodytes qui ont eu plusieurs utilisations au fil des siècles. La visite guidée dure 1 h et nous en apprenons plus sur les coutumes et l’histoire du village. Les grottes sont impressionnantes et on imagine ce que devait être la vie ici.

On apprend également comment est affiné le Saint Nectaire. Ce fromage pressé à sec met 28 jours à former sa croûte grâce aux champignons muco qui lui donne sa teinte grisâtre. Il est conservé dans les caves avec 95% d’humidité et sa croûte est salée de temps en temps.


Après cette visite très intéressante, nous pique-niquons devant un panorama avec l’Église de Saint-Nectaire et le Château de Murol. Puis nous nous dirigeons vers la ferme de Lambres. Nous ne pouvions pas repartir de la région sans acheter du Saint-Nectaire directement chez le producteur. Le monsieur qui nous reçoit est passionné par son métier. Il nous apprend encore beaucoup sur la confection de ce fromage AOP.

Ensuite, nous prenons la route vers le sud en direction de Saint-Floret, petite cité de caractère. Le village médiéval est très mignon mais a été largement touché par les bombardements en 1944, comme en témoignent les ruines et les plaques commémoratives. De l’autre côté du village, un cimetière avec des emplacements creusés dans la roche domine la vallée.

Nous continuons notre chemin vers l’est et voyons le paysage changer. Nous quittons les vallons des Puys pour les plaines plus agricoles. Nous nous arrêtons dans le village de Perrier pour se balader dans les grottes qui le surplombent, un véritable village dans la roche est restauré par une association. De nombreuses caves s’y trouvent, le froid des grottes étant un bon conservateur.

Nous trouvons ensuite un spot dodo entre les champs devant une aire de pique-nique. J’ai beaucoup aimé découvrir un peu plus ce territoire grâce aux personnes qui le façonnent.

Nous nous apprêtons à passer notre dernière soirée et nuit dans le van. J’ai adoré la flexibilité de ce mode de transport et c’était idéal pour découvrir l’Auvergne. Je vais apprécier retrouver un peu de confort après 10 jours sans beaucoup de douche. C’est une première expérience complète en van réussie et certainement pas la dernière.


Jour 10 – Village de Montpeyroux


Dernier réveil, nous avons du mal à nous arracher au sommeil ce matin, d’autant plus qu’il pleut.
Nous avons encore du temps avant de rentrer chez nous et nous en profitons pour visiter Montpeyroux, un des plus beaux villages de France. Nous arrivons sous la pluie mais très vite le soleil fait son apparition, alors que nous parcourons les ruelles du village. Les maisons en pierre ont un charme fou et même si nous sommes dimanche, quelques boutiques d’artisans et restaurants sont ouverts. Nous flânons en suivant la vigne-vierge sur les murs, en lorgnant sur les grandes baies vitrées et les petits jardins en escalier.


Nous mangeons à l’Art-Koze, un restaurant de la place centrale, pour marquer la fin des vacances. C’est une très bonne adresse si vous êtes de passage. Nous continuons notre découverte du village pour digérer avant de retourner au van.


On vidange une dernière fois les eaux usées avant d’entamer les 4 h de petites routes qui nous séparent de chez nous. Nous n’allons pas vite avec le van, alors l’autoroute n’est pas obligatoire. Nous passons par le parc du Livradois-Forez avec ses cols sinueux et ses vertes forêts. Nous nous promettons de venir nous y perdre un jour. C’était des vacances ressourçantes, différentes et riches en découvertes, nous n’étions pas stressés et avons pleinement profité de la nature en sillonnant le Puy-de-Dôme.

J’espère que le récit de ces 10 jours en van dans le Puy-de-Dôme vous inspirera pour vos prochaines aventures ! N’hésitez pas à m’écrire pour toutes questions ou pour partager votre retour d’expérience 🙂

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